Si on se surprend à entendre du Brel dans la palette de couleurs de Valérian Renault, chanteur des Vendeurs d’Enclumes, on s’en veut presque aussitôt d’avoir pêché par individualisme.
Car le rock s’est depuis ingénié à graver au burin la notion de groupe sur les tablettes de la chanson française. Et ici c’est bien un sextet, aux arrangements si caractéristiques, qui ferraille en bande. Les cuivres, dignes de l’Orchestre National de Jazz, valsent avec l’accordéon, qui lui-même se frotte à l’envi à des riffs parfois presque punk. D’une richesse d’orfèvres, ils offrent à la chanson, jusque dans sa tradition réaliste, un avenir collectif.