Saul Williams nous a fait découvrir le « slam » avec le film éponyme en 1998.
Depuis, il a contribué à l’émancipation de ce nouveau mode d’expression. En prenant le premier ses libertés avec les codes du genre naissant, il a réussi à le mettre en musique. Ce nomade au service des mots vient de poser son baluchon pour quelque temps à Paris. Etape qui coïncide avec la sortie de son 4ème album, « Volcanic Sunlight ». Il y atteint, encore plus que dans les précédents, une alchimie parfaite entre puissance vocale, martèlement rythmique et frottements rock. Le titre en est bien choisi : il irradie une énergie solaire qui galvanise sans violence.