Le parcours de "Kar Kar" – celui qui sait dribbler, comme on le surnomme – est le miroir du Mali post-colonial.
Pionnier de l’électrification de la musique malienne, il a chanté la fierté retrouvée dans les années 60, avant d’être renvoyé à ses terres par le coup d’état de 1968. A l’heure de renaître à la télévision fin 80, le sort emporte sa femme en couche. Dévasté, il vient goûter l’anonymat de l’immigration sur les chantiers parisiens. C’est là qu’un producteur anglais va lui offrir le rôle, au fil des enregistrements, de véritable ambassadeur international de la musique mandingue moderne, contant la vie dans ce qu’elle a d’essentiel.