Bertrand Belin garde de sa Bretagne natale le dépouillement des côtes sauvages. Sa poésie rêche s’offre dans le plus simple appareil à qui sait recevoir l’écume douce-amère d’histoires plus suggérées que dites.
Ce n’est pas un hasard si avant de se mettre au service de Nery ou de Benabar, il a débuté du côté du cajun louisianais et du rock anglais : sa sensibilité ne dépareillerait pas chez les poètes anglo-saxons. Aujourd’hui sans cesse plus acclamé sous son nom, il excelle dans son troisième album solo, « Hypernuit », à conter de sa voix profonde, que d’aucuns comparent à celle de Bashung, des ballades intimes à ciel ouvert.